Asari clam (Ruditapes philippinarum) in France: history of an exotic species 1972–2015
In 1972, France underwent an oyster (Crassostrea angulata) crisis and urgently needed to diversify its aquaculture. Thus, Asari clam (Ruditapes philippinarum) was introduced at that time for aquaculture purpose, concomitantly with the introduction of Pacific oyster (Crassostrea gigas). All Asari clam adults and spat originated from the same area (Puget Sound, WA, USA). After a promising start and the implementation of a national Research & Development program, Asari clam culture rapidly faced a series of concomitant handicaps: firstly, in spite the fact that cultural practices were optimized and locking points addressed, leasing ground availability was limited during the 1980s’ due to certain reluctance from oyster farmers to share their leases and/or diversify their activity; secondly, mortality events in the parks probably due to the spat quality, diseases and/or zootechnical errors and/or predation by triggerfish; and thirdly economical competition with Italian production rapidly increased, exacerbated by the occurrence of neonaturalized Asari clam populations and the resulting professional fishing. Meanwhile, European vs national regulations, concerning minimum legal shell length of clams devoted to the market, were unfavourable to France due to contrasted rules between the Mediterranean Sea and the Atlantic Ocean; eventually, several diseases impacted drastically clam populations. At the end of the 80’s in Northern part of Brittany (France), mass mortality occurred due to brown ring disease, later related to a prokaryote (Vibrio tapetis). Presently, the French production remains limited to 2 - 3000 metric tons, mainly based upon professional fishing on neonaturalized populations located in two sites (Arcachon bay and Morbihan Gulf). In Arcachon bay, a comprehensive population dynamics study demonstrated the concomitant effects of fishing activity and environmental characteristics on the population dynamics. A management model was developed to assess various scenarios mainly based on conservation measures (i.e. fishing area, and/or fishing licences number, and/or fishing period). Implementation of those recommendations has provided some encouraging results. However, Asari clam fitness remains poor: a genetic impoverishment due to population isolation was argued by fishermen, but transplant experiments demonstrated that these bivalves kept their plasticity, at least in terms of growth and condition index. Thus, several environmental factors were investigated as possible key parameters explaining low clam performances. Again, pathologies were pointed out and particularly the high pressure exerted by the protist Perkinsus sp. (perkinsosis). Moreover, a new pathology was discovered in 2005 in Arcachon bay, the brown ring disease. Although the etiological factor has not been confirmed, viral origin is suspected. A meta-analysis comparing Asari clam characteristics in Arcachon Bay with the international literature pointed out that their reduced condition index in this bay was likely resulting from combined unfavorable factors (e.g., diseases, trace elements). However, 30% of the condition index variability among sites at the worldwide level was explained by food availability (chlorophyll a concentration). A comparative morphometric studies on four populations of the French Atlantic coasts, using conventional shape analysis, also revealed significant relationships between morphometric ratios and environmental parameters (chlorophyll a concentrations and seawater temperature). Eventually, marine ecologists and state managers as well, must deal with conflictual goals: on one hand Asari clam is an important exploited bivalve in France, on the other hand, the species remains an exotic species which needs careful attention (e.g., European regulations on invasive species)
(Bulletin of Japan Fisheries Research and Education Agency. vol. 42, n° 2432-2830, pp. 35-42, 26/04/2026)
EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, SGMM, IFREMER, IFREMER, LEMAR, IRD, IFREMER, UBO EPE, CNRS
La dépoldérisation de l'Île Nouvelle : Trajectoires écologiques et sociétale d'une opération de renaturation
Les zones intertidales estuariennes – vasières et marais – sont le support de nombreux services écosystémiques parmi lesquels la dénitrification des eaux continentales, la défense contre les submersions et l'accueil de juvéniles de poissons. Si ces milieux ont considérablement régressé en Europe au terme d'un millénaire de poldérisation, un nombre croissant d'expériences volontaires de restauration des submersions tidales sur d'anciennes terres endiguées voient le jour depuis les années 1990. À vocation majoritairement environnementale et défensive, ces opérations de dépoldérisation sont diversement acceptées par les riverains, les citoyens et les acteurs économiques et institutionnels. Située dans la zone faiblement salée (oligohaline) de l'estuaire de la Gironde, l'île Nouvelle s'est partiellement dépoldérisée lors de la tempête Xynthia en février 2010, suite à la formation accidentelle d'une brèche dans sa digue de protection. Comparée à la plupart des autres sites dépoldérisés, elle est originale à la fois par son caractère insulaire et son histoire. Née de la fusion de deux îles qui ont été occupées par l'homme dès le début du XIXème siècle et valorisées par une succession de cultures (dont la vigne pendant près d'un siècle), l'île Nouvelle a été rachetée par le Conservatoire du Littoral en 1991. Sa gestion a été confiée au Conseil Départemental de la Gironde (CD33) qui y mène une politique de renaturation. Un projet de recherche multidisciplinaire de 3 ans (2012-2015), impulsé par le CD33, a permis de répondre à plusieurs questions soulevées par la dépoldérisation, en particulier le risque de disparition d'un territoire, les impacts environnementaux des échanges entre l’île et l’estuaire, les effets sur la biodiversité terrestre (végétation) et aquatique (poissons et macrocrustacés) et la perception par plusieurs catégories d'acteurs de cette politique originale de renaturation. La télédétection spatiale s'affirme comme un outil pertinent pour suivre le creusement d'un chenal principal d'érosion (coursive) et d'un réseau de chenaux secondaires ainsi que l'évolution de l’occupation de sol, contribuant ainsi à l’étude des dépôts de sédiments et du couvert végétal. En complément de mesures morpho- et hydro-sédimentaires, les données spatiales permettent de comprendre certains des processus de dépoldérisation conduisant à la reconstruction d’un marais estuarien et de définir des scenarii d’évolution de l’île. Échantillonnés de manière comparative entre la partie sud (endiguée) et la partie nord (dépoldérisée) de l'île Nouvelle, les peuplements de poissons et de crevettes sont profondément remaniés suite à la dépoldérisation: les espèces d'eau douce, pour la plupart introduites, régressent au profit des espèces migratrices et estuariennes. Des entretiens semi-directifs menés auprès de riverains et d'acteurs publics montrent une appropriation et des avis contrastés sur la dépoldérisation de l'île Nouvelle, découlant d'une expérience différente de l'île et de l'estuaire. Cette étude, grâce au couplage et à l’exhaustivité des approches menées, permet de répondre de manière concrète à plusieurs des enjeux écologiques et de gestion des usages terrestres et maritimes qui accompagnent les expériences – volontaires ou non – de dépoldérisation en zone estuarienne.
(pp. 41, 26/04/2026)
UR ETBX, IRSTEA, UR EABX, IRSTEA, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS
PhytoCOTE : un projet intégratif des usages de pesticides dans le vignoble Bordelais, de leurs transferts et impacts sur les écosystèmes, des effets de changement de pratiques
Le projet de recherche PhytoCOTE qui a débuté mi-2015 pour une période de quatre ans, est une émanation du groupe "Pesticides" du LabEx COTE de l'Université de Bordeaux. Il présente un double objectif : le premier est de réunir autour d'une même thématique des laboratoires des Sciences du vivant et de l'environnement et des Sciences Humaines et Sociales ; le deuxième est de mettre en ½uvre des travaux de recherche dans une démarche originale d'intégration, relatifs à l'usage des pesticides dans les agrosystèmes, à leurs transferts dans les écosystèmes connexes, à la bioaccumulation et à leur toxicité potentielle dans le continuum écosystème agricole - écosystème estuarien ; ainsi que l'évaluation des effets de changements de pratiques par modélisation de différents scenarii. Les multiples approches scientifiques de ce projet justifient une intervention pluridisciplinaire (agronomie, chimie environnementale, hydrobiologie, écologie, écotoxicologie, socio-économie). Le projet vise ainsi en premier lieu à caractériser les pratiques agricoles et particulièrement la pression anthropique phytosanitaire sur des parcelles culturales notamment viticoles de la zone d'étude située dans le Blayais (rive droite de l'estuaire de la Gironde). L'analyse des modes de conduite agricole (conventionnel, agrobiologie, agroécologie,…) et la modélisation du comportement décisionnel des agriculteurs face aux choix des traitements a pour but d'anticiper la tendance d'évolution des usages de pesticides. Les résultats permettront d'établir des scenarii de changements des pratiques de protection phytosanitaire et d’analyser comment ces choix pourraient être influencés par les politiques publiques. Parallèlement, le site d'étude nouvellement étudié fera tout d’abord l'objet d'un état des lieux de la contamination des agrosystèmes par les pesticides, ce qui permettra de sélectionner quelques parcelles contrastées (contaminées par les pesticides organiques et/ou inorganiques) pour les études de transfert des composés vers les cours d’eau du petit bassin versant et vers l’atmosphère. La caractérisation de la dynamique spatio-temporelle des concentrations en pesticides sera réalisée simultanément dans les différents compartiments environnementaux (eaux de surface, eaux souterraines, sols et air) pendant une année complète de traitements phytosanitaires, et ce à deux échelles imbriquées, celle de la parcelle et celle du petit bassin versant (jusqu’à l’estuaire). Ces suivis seront réalisés par échantillonnage classique et par échantillonnages passif (sol, eaux et air) ou actif (air). La bioaccumulation des pesticides dans les organismes aquatiques sera également évaluée en utilisant des biofilms développés in situ et des bivalves d’eau douce (corbicules) transplantés en cage pendant un mois en amont et en aval des parcelles, parallèlement aux déploiements des échantillonneurs passifs. Les descripteurs de l'épaisseur et de l'élasticité des biofilms seront suivis en parallèle. De même, le potentiel toxique des pesticides dans les hydrosystèmes sera examiné i) sur les biofilms et les bivalves encagés en utilisant une approche transcriptomique (à l'échelle génomique), ii) sur des extraits d'échantillonneurs passifs, déployés dans les cours d’eau conjointement avec les biofilms et les bivalves en cage, en utilisant des micro-algues et des larves d'huîtres dans des conditions de laboratoire et iii) sur des extraits d’eau et de sédiment sur des larves et des embryons de poissons dans des conditions de laboratoire. Une simulation de l'effet de bonnes pratiques agroécologiques sur le site d'étude retenu devrait permettre d'acquérir des connaissances relatives aux conditions concrètes d’une réduction des usages des produits phytosanitaires. D'abord une analyse et modélisation multicritère permettra de mettre en évidence les zones à risque de transfert, en intégrant des critères de nature quantitative (pentes des terrains, quantités de pesticides appliqués,…) mais aussi qualitative (types de voies de transfert des molécules, efficacité des zones tampons…) en association avec une évaluation des flux potentiels transférés par modélisation agro-hydrologique. Une modélisation bioéconomique conduira à l'évaluation des contraintes et coût des réductions d’usage des pesticides proposées et de leur acceptabilité en termes de capacité des exploitations au changement de pratiques de production. Les résultats obtenus à partir des différents scenarii seront ensuite traités par modélisation multicritère afin de les prioriser en fonction des préférences des acteurs économiques et environnementaux ; cette capacité à atteindre les objectifs de maîtrise des intrants phytosanitaires restant un élément majeur d'appréciation de la durabilité des agroécosystèmes. Les résultats obtenus feront l'objet d'une démarche de valorisation et de transfert auprès des acteurs professionnels (agriculteurs-viticulteurs-conseillers) en vue d'apprécier les conséquences des pratiques agricoles mises en ½uvre, et le cas échéant de leurs modifications, sur les processus de transferts des pesticides et leurs impacts environnementaux. Nous présenterons ici la méthodologie générale déployée en vue de l'intégration des différentes questions de recherche développées de façon structurée.
(26/04/2026)
UR ETBX, IRSTEA, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS
Decadal prediction skill in the ocean with surface nudging in the IPSL-CM5A-LR climate model
Two decadal prediction ensembles, based on the same climate model (IPSL-CM5A-LR) and the same surface nudging initialization strategy are analyzed and compared with a focus on upper-ocean variables in different regions of the globe. One ensemble consists of 3-member hindcasts launched every year since 1961 while the other ensemble benefits from 9 members but with start dates only every 5 years. Analysis includes anomaly correlation coefficients and root mean square errors computed against several reanalysis and gridded observational fields, as well as against the nudged simulation used to produce the hindcasts initial conditions. The last skill measure gives an upper limit of the predictability horizon one can expect in the forecast system, while the comparison with different datasets highlights uncertainty when assessing the actual skill. Results provide a potential prediction skill (verification against the nudged simulation) beyond the linear trend of the order of 10 years ahead at the global scale, but essentially associated with non-linear radiative forcings, in particular from volcanoes. At regional scale, we obtain 1 year in the tropical band, 10 years at midlatitudes in the North Atlantic and North Pacific, and 5 years at tropical latitudes in the North Atlantic, for both sea surface temperature (SST) and upper-ocean heat content. Actual prediction skill (verified against observational or reanalysis data) is overall more limited and less robust. Even so, large actual skill is found in the extratropical North Atlantic for SST and in the tropical to subtropical North Pacific for upper-ocean heat content. Results are analyzed with respect to the specific dynamics of the model and the way it is influenced by the nudging. The interplay between initialization and internal modes of variability is also analyzed for sea surface salinity. The study illustrates the importance of two key ingredients both necessary for the success of future coordinated decadal prediction exercises, a high frequency of start dates is needed to achieve robust statistical significance, and a large ensemble size is required to increase the signal to noise ratio.
(Climate Dynamics. vol. 47, n° 0930-7575, pp. 1225-1246, 26/04/2026)
PARVATI, LOCEAN, IPSL, ENS-PSL, UVSQ, UPMC, CEA, INSU - CNRS, X, CNES, CNRS, MNHN, IRD, UPMC, INSU - CNRS, CNRS, OCCR, UNIBE, CEP, UNIBE, LOCEAN, IPSL, ENS-PSL, PSL, UVSQ, UPMC, CEA, INSU - CNRS, X, IP Paris, CNES, CNRS, MNHN, IRD, UPMC, INSU - CNRS, CNRS, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, UOR, AOS Program, GFDL, NOAA
Wide range of metallic and organic contaminants in various tissues of the Antarctic prion, a planktonophagous seabird from the Southern Ocean
Trace elements (n=14) and persistent organic pollutants (POPs, n=30)were measured in blood, liver, kidney, muscle and feathers of 10 Antarctic prions (Pachyptila desolata) from Kerguelen Islands, southern Indian Ocean, in order to assess their concentrations, tissue distribution, and inter-tissue and inter-contaminant relationships. Liver, kidney and feathers presented the highest burdens of arsenic, cadmium and mercury, respectively. Concentrations of cadmium, copper, iron, and zinc correlated in liver and muscle, suggesting that uptake and pathways of metabolism and storage were similar for these elements. The major POPs were 4,4’-DDE, mirex, PCB-153 and PCB-138. The concentrations and tissue distribution patterns of environmental contaminants were overall in accordance with previous results in other seabirds. Conversely, some Antarctic prions showed surprisingly high concentrations of BDE-209. This compound has been rarely observed in seabirds before, and its presence in Antarctic prions could be due to the species feeding habits or to the ingestion of plastic debris. Overall, the study shows that relatively lower trophic level seabirds (zooplankton-eaters) breeding in the remote southern Indian Ocean are exposed to a wide range of environmental contaminants, in particular cadmium, selenium and some emerging-POPs, which merits further toxicological investigations.
(Science of the Total Environment. vol. 544, n° 0048-9697, pp. 754–764, 26/04/2026)
LIENSs, INSU - CNRS, ULR, CNRS, CEBC, INRA, ULR, CNRS, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS
Organic and inorganic contamination impacts on metabolic capacities in American and European yellow eels
(Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences. vol. 73, n° 0706-652X, pp. 1557--1566, 26/04/2026)
ISM, UB, INC-CNRS, CNRS, LPTC, UB, CNRS, µVIS X-ray Imaging Centre, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, INRS
Tracking the turbidity maximum zone in the Loire Estuary (France) based on a long-term, high-resolution and high-frequency monitoring network
A unique dataset of turbidity from 7 years of continuous monitoring at six stations, distributed evenly along a 62-km long transect, is presented to discuss, for the first time, the present-day dynamics of the turbidity maximum zone (TMZ) in the Loire Estuary. This system is considered one of the largest macrotidal, hyper-turbid estuaries of the European coast, mainly as the result of intense engineering works in the last two centuries. Besides accurate TMZ tracking, from tidal to multi-annual time scales, the high temporal and spatial resolution of measurements allows us to address TMZ aspects scarcely reported in the literature on estuarine sedimentary dynamics. In the Loire Estuary, TMZ moves upstream during periods of low discharge and its upstream boundary may reach up to 62 km from the mouth. The TMZ displacement is faster during its downstream flushing by river floods than during its upstream migration by tidal pumping (respectively 1.6 km day-1 and 0.9 km day-1 during 2011). However, the expulsion of the TMZ from the upper reaches requires higher discharge levels than its installation (respective discharge thresholds of 497-1034 m3 s-1 and 300-360 m3 s-1). This is due to the presence of mobile mud remaining after the TMZ presence, as confirmed by clockwise turbidity-discharge hysteresis patterns. While the installation threshold barely varies over years, the expulsion threshold is higher during years with a more concentrated and persistent TMZ. The interannual variability of the TMZ concentration and persistence is explained by the water volume transported during the previous high discharge period and the duration of the low discharge period, respectively, as recently shown for the Gironde Estuary, leading to a better understanding of TMZ features in macrotidal estuaries. The summer-averaged river flow is introduced as a hydrological indicator of the upstream boundary of the TMZ. In the context of global change, these three discharge-based indicators of TMZ behavior provide powerful tools to assess future scenarios.
(CONTINENTAL SHELF RESEARCH. vol. 117, pp. 1-11, 26/04/2026)
EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, EDF [E.D.F.]
Integration of contamination peaks with variable intensity and duration by the Polar Organic Chemical Integrative Sampler
Nowadays, pesticides, considering their efficiency on animal and plant parasites, represent considerable progress in food resources management and public health improvement. However, due to intensive use, the three environment compartments (water, air, soil) are contaminated with worrying consequences for human being and ecosystem. In order to conserve and restore the condition of aquatic environments, the European Water Framework Directive (WFD) was adopted in 2000 by the European Union. Indeed, monitoring networks - such as Water Agencies - proceed to regular monitoring, performing spot water sampling up to 12 times a year. But, there are still questions about the spatial and temporal representativeness of this type of sampling. Actually, contamination level in rivers can vary abruptly, depending on season and hydrology at the sampling moment. Thus, contamination peaks could be undetected by monitoring networks, generating a partial snapshot and then estimation of water quality. Passive sampling techniques are proposed and developed to obtain better representativeness of the contamination level, providing average concentration over time with integration of peculiar events like contamination peaks. In this study, the Polar Organic Chemical Integrative Sampler (POCIS) with different king of membranes was considered. This tool, widely used for polar pesticides sampling (0 < log Kow < 4) (Alvarez et al. 2004), allows pre-concentration in situ of analytes and presents an integrative capacity over several week. Its scope and its technical limitations are actually well documented (Lissalde et al. 2011). Furthermore, it was proved that this device may integrate contamination peaks relatively prolonged (about 3 days) for moderately polar compounds (log Kow = 2-3) (Mazzella et al. 2008). Concerning shorter contamination peaks (few hours-few days) generated by punctual pollutions, interrogations about its reactivity (e.g. lag time) is still remaining. This study aimed to show the POCIS reactivity for three different contamination peak patterns, with variable intensity and duration, over a total exposure period of 14 days. For this experimentation under laboratory controlled conditions, fifteen pesticides covering different polarities (log Kow=0-5) and groups (herbicides, fungicides, insecticides) were selected. The data showed different accumulation kinetic profiles, depending on physico-chemical characteristics of the substances and the exposition duration. Some compounds presented a lag effect, or on the contrary a burst effect. For seven compounds, POCIS sampled correctly contamination peaks, which show the ability of this device to sample fleeting events.
(pp. 39, 26/04/2026)
UR EABX, IRSTEA, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS
Un projet intégratif en vue de protéger la qualité des eaux face aux usages de pesticides dans le vignoble Bordelais
Présentation du projet intégratif "PhytoCOTE" du LabEx COTE de l'Université de Bordeaux (coordination générale : Francis Macary) à la délégation mexicaine de scientifiques spécialisés sur la question de la protection de l'eau dans la zone métropolitaine de Léon.
(pp. 20, 26/04/2026)
UR ETBX, IRSTEA, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS
Spatio-temporal dynamics of per and polyfluoroalkyl substances (PFASs) and transfer to periphytic biofilm in an urban river: case-study on the River Seine
Abstract This study addresses the spatio-temporal dynamics of per and polyfluoroalkyl substances (PFASs) in a highly urbanized freshwater hydrosystem, the Seine River (NW France). The distribution of PFASs between water, sediment, and periphytic biofilm was investigated at three sampling sites along a longitudinal gradient upstream and downstream from the Paris urban area. Seasonal variability was assessed through four sampling campaigns performed under contrasting hydrological conditions. In the dissolved phase, ∑PFASs fluctuated between 2 and 9 ng L−1 upstream and 6–105 ng L−1 downstream from Paris. Negative correlations between dissolved PFAS levels and river flow rate were generally observed, corroborating the predominance of point-source PFAS inputs at these sites. 18/19 target PFASs were detected, with a predominance of PFHxS and PFOS (20% of ∑PFASs each), except for the farthest downstream site where 6:2 FTSA was prevalent (35 ± 8% of ∑PFASs), likely reflecting industrial and urban inputs. In biofilms, ∑PFASs fell in the 4–32 ng g−1 dw range, and substantial bioconcentration factors (BCFs) were reported for PFNA, PFDA, and PFOS (log BCF 2.1–4.3), higher than those of PFHxS or PFOA. BCFs varied inversely with dissolved PFAS levels, potentially pointing to concentration-dependent bioaccumulation. Biofilm community characteristics (C/N ratio) may also be an influential determinant of PFAS bioaccumulation.
(Environmental Science and Pollution Research. vol. 25, n° 0944-1344, pp. 1-9, 26/04/2026)
EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, UR HBAN, IRSTEA