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Procédés de traitement complémentaire intensifs pour améliorer l’élimination des micropolluants organiques présents dans les eaux usées

S. Besnault, S. Martin Ruel, H. Budzinski, Cecile Miege, M. Esperanza, S. Baig, Marina Coquery

Bien que n’ayant pas été conçus dans ce but, les procédés conventionnels de traitement des eaux usées réalisent une élimination non négligeable des micropolluants par adsorption, biodégradation et/ou volatilisation. Néanmoins, certaines substances qualifiées de «réfractaires» sont partiellement ou pas du tout dégradées. Pour diminuer les niveaux de concentrations des micropolluants et contribuer à l’atteinte de valeurs compatibles avec le bon état du milieu récepteur, des traitements complémentaires intensifs peuvent être envisagés. Les procédés les plus efficaces actuellement pour éliminer ces substances réfractaires des eaux traitées sont des technologies avancées semblables à celles utilisées pour la production d’eau potable : ozonation, adsorption sur charbon actif en poudre ou en grain, filtration par membranes (en particulier osmose inverse). Néanmoins, il existe encore peu de retours sur l’efficacité de ces procédés à grande échelle sur des effluents de sortie de traitement secondaire et sur leurs coûts. Dans le cadre des projets AMPERES (ANR) et ARMISTIQ (ONEMA), quatre procédés de traitement intensif ont été évalués à pleine échelle ou à l’échelle industrielle dans plusieurs stations de traitement des eaux usées (STEU): ozonation, adsorption sur charbon actif, procédés d’oxydation avancée et procédés membranaires (ultrafiltration, osmose inverse). Tous ces procédés ont permis d’obtenir de bonnes performances pour l’élimination des micropolluants. Le charbon actif, par exemple, permet d’éliminer à plus de 70% la plupart des médicaments quantifiés ainsi que les pesticides urées et triazines. Les coûts de ces traitements ont été calculés pour des scénarios d’élimination des micropolluants identiques à pleine échelle. L’ozone est la technologie la moins coûteuse parmi celles qui ont été étudiées, en particulier pour les STEU de taille moyenne à grande.

(pp. 27, 23/04/2026)

EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, UR MALY, IRSTEA, IRSTEA

Impact du métolachlore sur la physiologie et le comportement de la diatomée dulçaquicole Gomphonema gracile

N. Coquillé, Aude Gandon, S. Stachowski Haberkorn, G. Jan, E. Parlanti, Soizic Morin

Les micro-algues jouent un rôle fondamental dans les écosystèmes aquatiques : elles sont à la base des réseaux trophiques et ce en raison de leur statut de producteurs primaires. Au sein des milieux aquatiques, elles peuvent ainsi être directement impactées par des molécules de type herbicide provenant des écosystèmes terrestres et retrouvées dans le milieu par des phénomènes de ruissellement, drainage, infiltration et lessivage des sols. Cependant, les descripteurs actuels (croissance, fluorescence chlorophyllienne) s’avèrent parfois peu sensibles pour détecter les impacts toxiques de molécules dont la cible n’est pas le photosystème. Dans ce contexte, cette étude a pour but de quantifier l’impact de l’herbicide métolachlore (inhibiteur des élongases) sur une espèce de diatomée dulçaquicole Gomphonema gracile Ehrenberg, mise en culture et isolée du milieu d’étude, la Leyre (principal tributaire du bassin d’Arcachon). Cet herbicide est le contaminant majoritaire du bassin versant (en termes de fréquence de quantification et de concentration). Sa toxicité est évaluée sur des paramètres physiologiques (croissance, photosynthèse, concentration en ATP) et comportementaux (mobilité). Alors que les descripteurs classiques (par exemple l’activité photosynthétique) ne permettent pas de mettre en évidence d’impact toxique du métolachlore, et ce quelle que soit la concentration testée, les descripteurs de mobilité (pourcentage de cellules mobiles, vitesse de déplacement) démontrent des impacts toxiques, pour des concentrations environnementales. Nos résultats soulignent l’importance de l’utilisation de descripteurs d’effet diversifiés, et démontrent le potentiel prometteur d’indicateurs comportementaux pour la mise en évidence de contaminations toxiques.

(pp. 22, 23/04/2026)

UR EABX, IRSTEA, IFREMER, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS

Qualitative and quantitative reconstructions of surface water characteristics and recent hydrographical changes in the Trondheimsfjord, central Norway

G. Milzer, J. Giraudeau, S. Schmidt, F. Eynaud, J. Faust

In the present study we investigated dinocyst assemblages in the Trondheimsfjord over the last 25 to 50 yr from three well-dated multi-cores (210 Pb and 137 Cs) retrieved along the fjord axis. The downcore distribution of the dinocysts is discussed in view of changes in key hydro-graphic parameters of the surface waters (sea-surface temperatures (SSTs), sea-surface salinities (SSSs), and river discharges) monitored in the fjord. We examine the impact of the North Atlantic Oscillation pattern and of waste water supply from the local industry and agriculture on the fjord ecological state and thus dinocyst species diversity. Our results show that dinocyst production and diversity in the fjord is not evidently affected by human-induced eutrophication. Instead the assemblages appear to be mainly controlled by the NAO-related changes in nutrient availability and the physico-chemical characteristics of the surface mixed layer. Still, discharges of major rivers have been modulated since 1985 by the implementation of hydropower plants, which certainly influences the amounts of nutrients supplied to the fjord. The impact, however, is variable according to the local geographical setting, and barely differentiated from natural changes in river run off. We ultimately test the use of the modern analogue technique (MAT) for the reconstruction of winter and summer SSTs and SSSs and annual primary productivity (PP) in this particular fjord setting. The reconstructed data are compared with time series of summer and winter SSTs and SSSs measured at 10 m water depth, as well as with mean annual PPs along the Norwegian coast and in Scandinavian fjords. The reconstructions are generally in good agreement with the instrumental measurements and observations from other fjords. Major deviations can be attributed to peculiarities in the assemblages linked to the particular fjord setting and the related hydrological structure.

(Climate of the Past. vol. 10, n° 1814-9324, pp. 305-323, 23/04/2026)

EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS

The changing Arctic and Subarctic environment: proxy- and model-based reconstructions of Holocene climate variability in the northern North Atlantic : Preface

J. Giraudeau, H. Renssen, J. Knies, D. -D. Rousseau

This special issue originates from the EU FP7-Marie Curie initiative “CASE” (The Changing Arctic and Subarctic Environment),an Initial Training Network (ITN) on marine biotic indicators of recent climate changes in the high latitudes of the North Atlantic (http://caseitn.epoc.u-bordeaux1.fr/).

(Climate of the Past. vol. 10, n° 1814-9324, pp. 589-590, 23/04/2026)

EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, VU, LMD, UPMC, INSU - CNRS, X, IP Paris, ENPC, CNRS, ENS-PSL, PSL

Unexpected biotic resilience on the Japanese seafloor caused by the 2011 Tohoku-Oki tsunami

Takashi Toyofuku, Pauline Duros, Christophe Monnier, Briony Mamo, Sabrina Bichon, Roselyne Buscail, Gérard Chabaud, Bruno Deflandre, Sarah Goubet, Antoine Grémare, Christophe Menniti, Minami Fujii, Kiichiro Kawamura, Karoliina Annika Koho, Atsushi Noda, Yuichi Namegaya, Kazumasa Oguri, Olivier Radakovitch, Masafumi Murayama, Lennart Jan De Nooijer, Atushi Kurasawa, Nina Ohkawara, Takashi Okutani, Arito Sakaguchi, Frans Jorissen, Gert-Jan Reichart, Hiroshi Kitazato

On March 11th, 2011 the Mw 9.0 2011 Tohoku-Oki earthquake resulted in a tsunami which caused major devastation in coastal areas. Along the Japanese NE coast, tsunami waves reached maximum run-ups of 40 m, and travelled kilometers inland. Whereas devastation was clearly visible on land, underwater impact is much more difficult to assess. Here, we report unexpected results obtained during a research cruise targeting the seafloor off Shimokita (NE Japan), shortly (five months) after the disaster. The geography of the studied area is characterized by smooth coastline and a gradually descending shelf slope. Although high-energy tsunami waves caused major sediment reworking in shallow-water environments, investigated shelf ecosystems were characterized by surprisingly high benthic diversity and showed no evidence of mass mortality. Conversely, just beyond the shelf break, the benthic ecosystem was dominated by a low-diversity, opportunistic fauna indicating ongoing colonization of massive sand-bed deposits.

(Scientific Reports. vol. 4, n° 2045-2322, pp. 7517, 23/04/2026)

JAMSTEC, LPG, UA, UN UFR ST, UN, INSU - CNRS, CNRS, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, CEFREM, UPVD, INSU - CNRS, CNRS, CEREGE, IRD, INRA, AMU, CdF (institution), INSU - CNRS, CNRS, NIOZ, BIAF, UA

Retreat history of the East Antarctic Ice Sheet since the Last Glacial Maximum

Andrew N. Mackintosh, Elie Verleyen, Philip E. O'Brien, Duanne A. White, R. Selwyn Jones, Robert Mckay, Robert Dunbar, Damian B. Gore, David Fink, Alexandra L. Post, Hideki Miura, Amy Leventer, Ian Goodwin, Dominic A. Hodgson, Katherine Lilly, Xavier Crosta, Nicholas R. Golledge, Bernd Wagner, Sonja Berg, Tas van Ommen, Dan Zwartz, Stephen J. Roberts, Wim Vyverman, Guillaume Massé

The East Antarctic Ice Sheet (EAIS) is the largest continental ice mass on Earth, and documenting its evolution since the Last Glacial Maximum (LGM) is important for understanding its present-day and future behaviour. As part of a community effort, we review geological evidence from East Antarctica that constrains the ice sheet history throughout this period (∼30,000 years ago to present). This includes terrestrial cosmogenic nuclide dates from previously glaciated regions, 14C chronologies from glacial and post-glacial deposits onshore and on the continental shelf, and ice sheet thickness changes inferred from ice cores and continental-scale ice sheet models. We also include new 14C dates from the George V Land – Terre Adélie Coast shelf. We show that the EAIS advanced to the continental shelf margin in some parts of East Antarctica, and that the ice sheet characteristically thickened by 300–400 m near the present-day coastline at these sites. This advance was associated with the formation of low-gradient ice streams that grounded at depths of >1 km below sea level on the inner continental shelf. The Lambert/Amery system thickened by a greater amount (800 m) near its present-day grounding zone, but did not advance beyond the inner continental shelf. At other sites in coastal East Antarctica (e.g. Bunger Hills, Larsemann Hills), very little change in the ice sheet margin occurred at the LGM, perhaps because ice streams accommodated any excess ice build up, leaving adjacent, ice-free areas relatively unaffected. Evidence from nunataks indicates that the amount of ice sheet thickening diminished inland at the LGM, an observation supported by ice cores, which suggest that interior ice sheet domes were ∼100 m lower than present at this time. Ice sheet recession may have started ∼18,000 years ago in the Lambert/Amery glacial system, and by ∼14,000 years ago in Mac.Robertson Land. These early pulses of deglaciation may have been responses to abrupt sea-level rise events such as Meltwater Pulse 1a, destabilising the margins of the ice sheet. It is unlikely, however, that East Antarctica contributed more than ∼1 m of eustatic sea-level equivalent to post-glacial meltwater pulses. The majority of ice sheet recession occurred after Meltwater Pulse 1a, between ∼12,000 and ∼6000 years ago, during a period when the adjacent ocean warmed significantly. Large tracts of East Antarctica remain poorly studied, and further work is required to develop a robust understanding of the LGM ice sheet expansion, and its subsequent contraction. Further work will also allow the contribution of the EAIS to post-glacial sea-level rise, and present-day estimates of glacio-isostatic adjustment to be refined.

(Quaternary Science Reviews. vol. 100, n° 0277-3791, pp. 10-30, 23/04/2026)

EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, BTP, LOCEAN, IPSL, ENS-PSL, UVSQ, UPMC, CEA, INSU - CNRS, X, CNES, CNRS, MNHN, IRD, UPMC, INSU - CNRS, CNRS

Bages-Sigean and Canet-St Nazaire lagoons (France): physico-chemical characteristics and contaminant concentrations (Cu, Cd, PCBs and PBDEs) as environmental quality of water and sediment

Florence Vouve, Roselyne Buscail, Dominique Aubert, Pierre Labadie, Marc Chevreuil, Christophe Canal, Marion Desmousseaux, Fabrice Alliot, Elsa Amilhat, Elisabeth Faliex, Séverine Paris-Palacios, Sylvie Biagianti-Risbourg

Environmental characteristics in water and sediments of two contrasted coastal Mediterranean lagoons, Bages-Sigean and Canet-St Nazaire, were measured over a three season survey. The urban pollution (treatment plant discharges) is very important in Canet-St Nazaire lagoon reflecting untreated sewages, while in Bages-Sigean, the northern part appears more impacted due to larger anthropogenic inputs. Dissolved Cd concentrations are on the whole similar in both lagoons, whereas Cu concentrations are by far higher in lagoon Canet-St Nazaire. Cu concentrations appear to be highly dependent on dissolved organic carbon whereas salinity seems to control Cd variations. Concerning the sediments, the confined northern part of lagoon Bages-Sigean shows organic carbon and total nitrogen enrichment whereas lipid concentrations are much higher in the Canet-St Nazaire lagoon. Cu complexation seems to be strongly related to organic matter as evidenced by the two significant positive relationships, on one hand between Cu and organic carbon, and on the other hand, between Cu and lipids. On the contrary, Cd concentrations appear to be mainly controlled by carbonates. PCBs and PBDEs were detected only in sediments and show relatively low concentrations compared to similar lagoon environments. Regarding the sediment quality guidelines, Cd, Cu and PCBs in both lagoons did not exceed any Probable Effect Concentration (PEC).

(Environmental Science and Pollution Research. vol. 21, n° 0944-1344, pp. 3005-3020, 23/04/2026)

IMAGES-Espace DEV, IRD, UPVD, AU, UR, UM, UG, UA, CEFREM, UPVD, INSU - CNRS, CNRS, CEFREM, UPVD, INSU - CNRS, CNRS, LMTG, UT3, Comue de Toulouse, CNRS, CGS, INSU - CNRS, CNRS, METIS, UPMC, EPHE, PSL, CNRS, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS

Combinaison innovante d’outils chimiques et biologiques pour caractériser l’efficacité des traitements tertiaires

M.J. Capdeville, Fabienne Serveto, H. Budzinski, A. Bruchet, S. Ait Aissa, J. Cachot, Y. Levi, P. Pandard, Olivier Geffard, S. Besnault, J.M. Choubert, A. Guillon, N Noyon, C. Clerendeau, L. Oziol, N. Creusot, A. Francois, L. Landi, K. Le Ménach, Philippe Bados, L. Dherret, A. Roussel-Galle, Marina Coquery, Cecile Miege, M. Muller

L'objectif général du programme de recherche ECHIBIOTEB («Outils innovants d'échantillonnage, d'analyses chimiques et biologiques pour le suivi de traitements avancés des eaux usées et de traitements des boues», financé par l'Agence nationale de recherche française, coordonné par Irstea) consiste à utiliser des outils innovants et complémentaires afin de mieux évaluer l'efficacité des traitements tertiaires des eaux usées et des traitements de boues. Pour atteindre cet objectif, plusieurs stratégies sont combinées : l'analyse chimique ciblée d'un large panel de molécules choisies à priori parmi les polluants prioritaires et émergents ; l'analyse chimique non-ciblée (screening) ; l’analyse biologique in vitro et in vivo ; et les échantillonneurs intégratifs. Dans notre présentation nous montrerons l’intérêt et les limites de ces outils au travers d’exemples choisis pour l’évaluation de traitements tertiaires. L’exposé disposera d’un caractère opérationnel fort compilant des résultats issus de différentes disciplines (chimie analytique, chimie environnementale, écotoxicologie, biologie cellulaire, traitement des eaux). Les outils chimiques et biologiques utilisés dans ECHIBIOTEB. - L'analyse chimique ciblée de micropolluants : 14 éléments traces métalliques et 170 molécules organiques appartenant aux classes des composés pharmaceutiques, des hormones oestrogéniques, des alkylphénols, des perturbateurs endocriniens, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des pesticides, des polychlorobiphényles et des polybromodiphényléthers ont été sélectionnés. Selon leurs propriétés physico-chimiques, ils sont mesurés dans la phase dissoute des échantillons d’eau et/ou dans les échantillons de boues. In fine, l'objectif est d’établir une liste de substances pertinentes à analyser pour caractériser les processus de traitements des eaux et des boues. - L'analyse chimique non-ciblée (screening) : Divers stratégies instrumentales telles que la GC-2D-MS/TOF (chromatographie en phase gazeuse bidimensionnelle couplée à un spectromètre de masse à temps de vol) ou la HRMS / TOF (Haute Résolution spectrométrie de masse) ont été appliquées afin d’identifier de nouveaux micropolluants organiques ou des produits de dégradation. L’objectif final est de compléter la liste précédente, celle obtenue à partir des analyses chimique ciblée, avec de nouveaux composés pertinents à analyser pour caractériser les processus de traitements des eaux et des boues. - Les analyses biologiques in vitro et in vivo: Elles permettent de relier la présence des micropolluants à leurs effets sur les récepteurs biologiques (tests in vitro) ou sur les organismes vivants (tests in vivo). Les récepteurs étudiés au cours des tests biologiques in vitro sont les récepteurs aux ½strogènes, aux androgènes, aux glucocorticoïdes, aux hormones thyroïdiennes et aux dioxines. La cytotoxicité et la génotoxicité des échantillons ont également été évaluées. Les analyses biologiques in vivo sont réalisées soit en laboratoire sur des échantillons prélevés sur site (eaux traitées, boues fraîches ou éluats de boues), soit directement sur site. Dans ce dernier cas, on parle d’une approche « in situ modifiée » car les eaux, avant et après traitement, sont déviées et les débits ainsi que la température et l’éclairage sont contrôlés. Les analyses biologiques in vivo en laboratoire comprennent des tests aquatiques et terrestres. Elles sont pratiquées sur des bactéries (toxicité aiguë, Microtox®), des micro-algues, des rotifères, des micro-crustacés et des plantes. Les analyses biologiques in vivo « in situ modifié » sont pratiquées sur des crustacés, des insectes et des embryons de poisson. - Les échantillonneurs intégratifs : Pour augmenter la représentativité de l’échantillonnage, des POCIS (Polar Organic Chemical Integrative Sampler) et des SPMD (Semi-Permeable Membrane Device) sont utilisés respectivement pour le suivi de molécules organiques hydrophiles et hydrophobes dans l'eau. Leur utilisation est combinée avec les analyses chimiques ciblées et non ciblées et avec les analyses biologiques in vitro. - L’approche EDA (Effect directed analysis) : Le principe est basé sur une combinaison d'analyses biologiques (bioessais in vitro), de fractionnement chimique de l’échantillon et de méthodes d'analyse chimique. La réponse toxique guide le fractionnement chimique et l’identification des composés responsables des effets toxiques observés. - Les interactions de la matière organique dissoute (MOD) avec les micropolluants : l'influence de la MOD sur la toxicité et la biodisponibilité des contaminants est étudiée par des tests en microplaques petits et rapides, basés sur la compétition inhibitrice de la fluorescence. Les campagnes d'échantillonnage. De mai 2011 à septembre 2013, 13 campagnes d'échantillonnage d'eaux ont été menées. Elles sont réalisées, soit sur une courte durée (1 jour) soit sur une longue période (1 mois). Pendant les campagnes courtes, les analyses chimiques ciblées et non-ciblées, les analyses biologiques in vitro, certaines analyses biologiques in vivo pratiquées en laboratoire et les analyses de MOD sont réalisées. Pendant les campagnes longues, tous les outils ECHIBIOTEB sont utilisés, notamment les échantillonneurs intégratifs et les analyses biologiques in vivo « in situ modifié ». De plus, pour toutes les campagnes, les paramètres majeurs tels que le phosphore, l’azote ou les matières en suspension sont contrôlés afin d’avoir une indication sur les conditions de fonctionnement des traitements étudiés. Les procédés tertiaires étudiés sont les filtres garnis de charbon actif en grain (CAG), de zéolite ou d’argile expansée ; les procédés d'oxydation avancée (POA) comme l'ozone (O3) ou le peroxyde d’hydrogène (H2O2) couplé à de l’ozone ou à des UV ; une combinaison O3 + CAG; et enfin une lagune de finition. Ces traitements sont étudiés à pleine échelle ou à l’échelle pilote. Des exemples de résultats. - L'analyse chimique ciblée : Pour la plupart des composés et quel que soit le type de traitement, les concentrations des contaminants organiques en phase dissoute des échantillons d’eaux sont faibles après traitement tertiaires avancés. Les concentrations des produits pharmaceutiques par exemple, sont environ 100 fois plus faibles dans les effluents que dans les influents avant traitement tertiaire. Les rendements d’élimination de chaque substance au sein de chaque procédé ont été calculés selon des règles bien définies. À partir de ces rendements d’élimination, on peut évaluer l’efficacité des différents traitements étudiés mais on peut aussi sélectionner des molécules en fonction de leur aptitude à être plus ou moins bien éliminées de la phase dissoute tous traitements confondus. Dans notre présentation, nous discuterons de la pertinence des composés analysés et de l’établissement d'une liste plus courte de composés à cibler pour caractériser les processus de traitement des eaux. - L'analyse chimique non-ciblée : En recoupant les résultats du screening chimique de différents échantillons d’eaux par GC-2D-MS/TOF, une liste de molécules communes à l’ensemble des échantillons a pu être établie. Ces molécules sont susceptibles d’être sélectionnées en tant que micropolluants pertinents à quantifier dans les eaux de traitement tertiaire. Néanmoins, avant de les intégrer dans la liste des micropolluants pertinents, d'autres investigations sont nécessaires et en particulier la combinaison des résultats des analyses chimiques non-ciblées avec ceux des analyses biologiques (EDA) pour identifier les substances toxiques. - Les analyses biologiques in vitro : Une activité ½strogénique a été détectée dans les eaux en amont de divers traitements avancés, alors qu'elle n’était pas (ou peu) détectée dans l'effluent. Les composés responsables de cette activité toxique semblent être éliminés efficacement par le CAG. En outre, une faible activité de type HAP a été détectée dans les influents et les effluents des traitements avancés, liée aux faibles concentrations en HAP quantifiées dans ces échantillons d'eaux. Aucune activité de type dioxine ou thyroïdienne n’a été détectée dans les eaux analysées. - Les analyses biologiques in vivo : Une faible toxicité a été mesurée in situ et en laboratoire avant et après les traitements O3 + CAG et O3 seul. Néanmoins, la taille des larves du Medaka japonais (poisson) et la réussite des éclosions sont faibles avant ces traitements de pointe. - Les échantillonneurs intégratifs : L'utilisation des POCIS nous a permis par exemple de détecter 7 nouveaux produits pharmaceutiques dans les influents de traitements tertiaires et 4 dans les effluents des 2 premières campagnes longues. La détection d'un plus grand nombre de composés grâce aux échantillonneurs intégratifs devrait être utile pour expliquer certains résultats de toxicité.

(pp. 1, 23/04/2026)

UR MALY, IRSTEA, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, INERIS, IRSTEA, IRSTEA

Etude intégrée de l’effet des apports amont et locaux sur le fonctionnement de la Garonne estuarienne (ETIAGE) : Axe 5 Synthèses des pressions et des impacts caractérisant les eaux de la Garonne estuarienne. Recommandations de gestion

H. Etcheber, G. Bachelet, M. Baudrimont, G. Blanc, E. Bouchon, H. Budzinski, M. Chambolle, M. Lamouroux, B. Sautour, Mario Lepage

Le programme ETIAGE a été mis en place avec pour objectif de répondre aux questions suivantes : que représentent les apports des effluents de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) par rapport à ceux venant de l’amont en termes de charge organique et de micro-polluants ? Quels rôles sur le devenir des effluents jouent la présence du bouchon vaseux et la stagnation résiduelle des eaux (déplacement net entre mouvement de flot et de jusant) au niveau de l’estuaire fluvial amont en période d’étiage estival ? Réciproquement, à quels moments et jusqu’où s’étend l’impact de ces effluents sur la qualité des eaux de la Garonne estuarienne ? Quelles incidences des effluents sur le comportement des populations biologiques en place ou migratoires dans la Garonne estuarienne ? Quelle tendance évolutive va connaître l’oxygénation des eaux ? Quel sera l’impact sur le comportement des micro-polluants et des populations biologiques ? Quelles recommandations de gestion pourraient être préconisées à partir de la synthèse des pressions exercées sur les eaux de la Garonne estuarienne ? Une présentation très synthétique des résultats, obtenus sur les quatre années du programme, est donnée : axe Caractérisation et rôle respectif des apports organiques amont et locaux sur l’oxygénation des eaux de la Garonne estuarienne ; axe 2 Caractérisation et flux des contaminants organiques (classiques et émergents) dans les eaux de la Garonne estuarienne ; axe 3 Apports métalliques de la CUB à la Gironde ; axe 4 actions 1 et 3 Inventaire et caractérisation saisonnière de la macrofaune présente (poissons et crustacés) dans la masse d’eau sous influence directe des apports de l’agglomération bordelaise; étude des effets des périodes hypoxiques sur les fonctionnements biologiques ; axe 4 action 2 : Approche de l’impact des conditions physico-chimiques affectant la masse d’eau estuarienne garonnaise sur les cortèges biologiques ; axe 4 action 4 Evaluation des niveaux de contamination et effets toxicologiques sur les composantes biologiques exposées dans la masse d’eau estuarienne garonnaise.

(pp. 21, 23/04/2026)

EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS, CNRS, UB, IRSTEA, UR EABX, IRSTEA

Post-failure Processes on the Continental Slope of the Central Nile Deep-Sea Fan: Interactions Between Fluid Seepage, Sediment Deformation and Sediment-Wave Construction,

S. Migeon, S. Ceramicola, D. Praeg, E. Ducassou, A. Dano, J.Marcelo Ketzer, F. Mary, J. Mascle

Voluminous mass-transport deposits (MTD) have been identified on seismic profiles across the central Nile Deep-Sea Fan (NDSF). The youngest MTDs are buried under 30-100 m of well-stratified slope deposits that, in water depths of 1,800-2,600 m, are characterized by undulating reflectors correlated with slope-parallel seabed ridges and troughs. Seabed imagery shows that, in the western part of the central NDSF, short, arcuate undulations are associated with fluid venting (carbonate pavements, gas flares), while to the east, long, linear undulations have erosional furrows on their downslope flanks and fluid seeps are less common. Sub-bottom profiles suggest that the western undulations correspond to rotated fault-blocks above the buried MTDs, while those in the east are sediment waves generated by gravity flows. We suggest that fluids coming from dewatering of MTDs and/or from deeper layers generate overpressures along the boundary between MTDs and overlying fine-grained sediment, resulting in a slow downslope movement of the sediment cover and formation of tilted blocks separated by faults. Fluids can migrate to the seafloor, leading to the construction of carbonate pavements. Where the sediment cover stabilizes, sediment deposition by gravity flows may continue building sediment waves. These results suggest that complex processes may follow the emplacement of large MTDs, significantly impacting continental-slope evolution.

(Advances in Natural and Technological Hazards Research. vol. 37, pp. 117-127, 23/04/2026)

GEOAZUR 7329, INSU - CNRS, UniCA, CNRS, IRD [Occitanie], UniCA, OGS, EPOC, EPHE, PSL, UB, INSU - CNRS, CNRS