Le projet MARIN (« MARine INvertebrate artisanal fisheries : dynamics, monitoring and sustainability ») est un projet transdisciplinaire qui articule ethnoécologie, halieutique, écotoxicologie, microbiologie, géographie et modélisation écologique pour étudier les pêcheries artisanales d’invertébrés marins — mollusques, crustacés, échinodermes. Ces pêcheries, largement sous-étudiées alors qu’elles assurent la sécurité alimentaire de nombreuses économies de subsistance et reposent en grande partie sur le travail des femmes, représentent environ 15 % des captures marines mondiales sans bénéficier d’un suivi ou d’une gestion formalisés. Le projet sera conduit sur deux terrains contrastés mais liés par une histoire coloniale portugaise commune, le Timor-Leste et le Mozambique, avec quatre objectifs : caractériser la diversité et les dynamiques socio-écologiques de ces pêcheries, évaluer les niveaux de pollution (métaux, microplastiques, bactéries) à travers des bivalves filtreurs utilisés comme bio-indicateurs, analyser l’évolution des zones de pêche et des dynamiques côtières, et développer des outils de suivi et de renforcement des capacités locales. Les savoirs écologiques locaux, les approches participatives et l’intégration du genre traversent l’ensemble des quatre tâches du projet. Le consortium réunit cinq unités de recherche françaises — dont l’UMR EPOC, où Magalie Baudrimont de l’équipe EA pilotera le volet écotoxicologique — ainsi que deux universités partenaires au Timor-Leste et au Mozambique, sous la coordination d’Ariadna Burgos (IRD, UMR PALOC). En croisant sciences sociales et sciences de l’environnement, MARIN vise à produire des outils inclusifs et transposables pour un suivi durable de ces pêcheries à petite échelle, au bénéfice de la gouvernance locale et internationale des océans.
MARIN « MARine INvertebrate artisanal fisheries : dynamics, monitoring and sustainability »
ANR MARIN (2025-2028)
Magalie Baudrimont ,EA