Alors que la production d’H2 a été bien documentée au niveau des dorsales océaniques, en contexte de serpentinisation des péridotites, la situation est plus complexe en domaine continental où des émanations d’H2 sont identifiées dans différents contextes géologiques : ophiolites, bassins d’avant pays, intrusions peralcalines, et cratons précambriens. Les ophiolites sont certainement les zones d’émanation d’H2 et de CH4 abiotique les plus étudiées. Certains questionnements majeurs persistent toutefois :1) Quels sont les facteurs contrôlant la composition du mélange de gaz (principalement N2, CH4, H2) ? L’importance relative des termes sources (serpentinisation et altération des minéraux ferreux) et des termes puits (réaction des type Fisher-Tropsh, consommation microbienne), n’est toujours pas comprise. 2) L’azote est le gaz dominant dans le cortège gazeux. Quelles sont ses sources ?. 3) Les proportions relatives de CH4 et d’H2 varient sur plusieurs ordres de grandeurs d’une ophiolite à une autre, et au sein même d’une même ophiolite. Pourquoi ?. 4) Quels sont les chemins de migration des gaz ? contrôle hydrographique vs structural vs minéralogique ?. 5) Que deviennent ces gaz lorsque ces ophiolites sont sous couverture ?. Pour répondre à ses questions, nous proposons de nous intéresser au cas des ophiolites des Balkans et plus particulièrement la zone sud des Alpes Albanaises. Le projet interdisciplinaire par essence comprend 2 parties.
H2-Natif
H2-natif : de l’exploration géologique de zones potentielles d’émanation d’Hydrogène à la modélisation des processus de migration.
A. Cerepi; Géol Séd
Funder
CNRS