Ces derniers jours, plusieurs médias tels que Le Monde, Libération, L’Express, TF1 info et Radio France ont mis en lumière les travaux de Didier Swingedouw sur l’Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC).
©Mission PALEO : Johan Etourneau
Dans ces interviews, il revient sur l’importance de mieux anticiper les risques liés à ce système de courants de l’Atlantique Nord, essentiel au climat européen.
Il explique que l’Amoc influe sur des phénomènes majeurs, comme la mousson en Afrique de l’Ouest et il est l’un des déterminants du climat de l’Europe du Nord et de l’Ouest. Si ce système ralentit ou s’effondre, le Nord de l’Europe pourrait connaître un refroidissement localisé. Les modèles montrent que cela est possible avant 2100, peut-être même dès 2040, rendant la recherche sur ces phénomènes cruciale.
Didier Swingedouw rappelle qu’il est essentiel de « tout faire pour éviter ce phénomène » en limitant le réchauffement climatique conformément aux accords de Paris. Mais il faut aussi étudier ce qui se passerait s’il se produisait.
« Ce n’est pas l’AMOC qui va nous sauver, c’est même plutôt un problème, car cela va rajouter de l’instabilité dans un climat pour lequel on ne sait pas exactement à quoi on va devoir s’adapter »,prévient Didier Swingedouw.
Seule solution pour tenter d’en limiter les effets : réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre pour limiter le ralentissement potentiel de la circulation océanique et limiter la hausse des températures en dessous de la barre des 2°C prévue par l’Accord de Paris.
Retrouvez les différents articles :
Informations EPOC – janvier 2025