Le laboratoire EPOC est impliqué dans un nouveau projet européen coordonné par Emmanuelle Ducassou. Le projet C-BRINES (« Global climate impacts of extreme brine input to the ocean ») a été sélectionné dans le cadre des Actions Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks, un dispositif particulièrement compétitif à l’échelle européenne.
Camille Jeunet-Kelway (à gauche) et Emmanuelle Ducassou, toutes deux lauréates d’un MSCA Doctoral Network © Gautier Dufau
Comprendre les mécanismes de stockage du CO₂ dans l’océan
Dans un contexte de changement climatique, l’océan joue un rôle central en tant que principal puits de carbone de la planète. Une des pistes explorées aujourd’hui consiste à renforcer sa capacité à absorber et stocker le CO₂ atmosphérique. Cependant, les conséquences d’une modification de la chimie de l’océan restent encore méconnues.
« Si on change la chimie de l’océan, on peut imaginer piéger davantage de CO₂. Mais qu’est-ce que cela impliquerait sur la densité de l’eau ? Quelles conséquences sur les courants ou encore pour les organismes vivants ? Nous n’avons pas encore de vision globale de ces effets », Emmanuelle Ducassou chercheuse au laboratoire EPOC.
L’enjeu du projet C-BRINES est d’apporter des éléments de réponse à ces questions.
Un regard vers le passé pour éclairer l’avenir
Pour mieux comprendre ces mécanismes, les chercheurs s’appuient sur un événement naturel exceptionnel : l’assèchement de la mer Méditerranée survenu il y a plus de 5 millions d’années. Cet événement, lié à la fermeture du détroit de Gibraltar, a profondément modifié la salinité des océans et leur température, tout en entraînant la formation massive de dépôts salins.
« L’idée est de tester et peut-être valider une nouvelle technique pour atteindre la neutralité carbone en acquérant de nouvelles connaissances sur une crise environnementale passée », Emmanuelle Ducassou chercheuse au laboratoire EPOC.
Former une nouvelle génération de chercheurs
Avec un budget de plus de 4,6 millions d’euros, le projet C-BRINES permettra de recruter 15 doctorants. Au-delà des avancées scientifiques attendues, le projet porte une ambition forte : former une nouvelle génération de chercheurs capables de travailler à l’interface de plusieurs disciplines.
« Nous avons aussi besoin que nos doctorants parlent le même langage en matière de climat », explique Emmanuelle Ducassou chercheuse au laboratoire EPOC.
À travers cette initiative, le laboratoire EPOC confirme son engagement dans des projets structurants à l’échelle européenne, contribuant à faire avancer les connaissances sur les grands enjeux environnementaux contemporains.
Plus d’informations : https://www.u-bordeaux.fr/actualites/deux-projets-europeens-pour-former-une-nouvelle-generation-de-chercheurs-et-chercheuses
Informations EPOC – mai 2026