Face aux nombreuses informations circulant sur les réseaux sociaux, certaines affirmations sur la qualité de l’eau du robinet suscitent des inquiétudes. Notamment, l’idée selon laquelle la présence d’hormones féminines, des œstrogènes, pourrait affecter notre santé. Que disent réellement les données scientifiques ?
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L’eau du robinet est régulièrement au cœur de débats, notamment sur les réseaux sociaux. Récemment, de nombreux internautes et influenceurs de cette mouvance appellent les hommes à ne plus boire l’eau du robinet, prétendant qu’elle contient des hormones féminines, des oestrogènes, qui peuvent selon eux « perturber la testostérone naturelle des hommes ».
Ces affirmations reposent sur une mauvaise compréhension des processus de traitement de l’eau potable. Si des traces de résidus médicamenteux ou hormonaux peuvent exister dans les eaux usées, celles-ci subissent ensuite de nombreuses étapes de traitement et de filtration avant d’être consommée.
« En France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés, les stations de traitement de l’eau sont conçues pour éliminer efficacement ce type de molécules. Les œstrogènes sont ainsi dégradés à hauteur de 99 % grâce aux procédés physico-chimiques et biologiques mis en œuvre. » – Hélène Budzinski directrice du laboratoire EPOC sur TF1 Info.
« Quand on fait la somme et la résultante de toutes ces étapes de dégradation, c’est totalement improbable d’avoir des quantités importantes, voire carrément, peut-être, des quantités tout court » d’oestrogènes dans l’eau du robinet – Hélène Budzinski directrice du laboratoire EPOC pour l’AFP.
Ces éléments permettent de rappeler que l’eau potable distribuée en France répond à des normes sanitaires strictes et fait l’objet de contrôles réguliers. Face aux informations anxiogènes circulant en ligne, la recherche scientifique reste une source essentielle pour distinguer les faits des idées reçues.
Plus d’informations : https://factuel.afp.com/doc.afp.com.93CY3WE
Informations EPOC – février2026